Témoignages


ZANDA Jean-Louis



Bonjour à tous ! Je m’appelle ZANGA JEAN LOUIS REMY, ancien éducateur communautaire au CAES recruté en janvier 2006. Sans toute fois avoir été formé à la base comme nos collègues qui sont là depuis le début du projet, j’ai bénéficié de toutes les sessions de perfectionnement et de renfoncement des capacités des éducateurs communautaires.

Je voudrais par ce témoignage exprimer toute ma gratitude à BD, au CAES et à tous les éducateurs communautaires avec qui nous avons partagé des moments forts sur le terrain, non seulement pour mobiliser nos cibles, les encadrer, mais surtout et ceci était le plus leur faire changer de comportements. .

En effet, je vis toute une autre aventure depuis mon départ des CAES suite à mon admission au concours pour le recrutement d’experts en environnement dans le cadre du Projet de Renforcement de Capacités Environnementales et Sociales du Secteur de l’Energie (Coopération - Cameroun Banque Mondiale). Le niveau requis était celui de Bacc+5 (Master II pro)..

Au moment où nous attendions nos affectations, la BM a exigé que nous déposions nos CV. La seule expérience pour moi n’étant que celle d’éducateur communautaire engrangée au CAES. .

Etant juriste environnementaliste, pendant que certains de mes camarades sont envoyés dans les services du contentieux, moi je suis affecté au service régional de la sensibilisation au Sud Ouest. Sans nul doute les décideurs se sont appuyés sur mon CV et donc sur mon expérience d’éducateur communautaire..

Une fois sur le terrain, j’ai transposé toutes les techniques d’approche en matière de sensibilisation souvent utilisées au CAES au moment où j’étais éducateur à mon nouveau travail. .

Par ailleurs, étant donné qu’aucun matériel didactique ne nous a été donné comme support à notre activité de sensibilisation sur le terrain, je me suis amusé à élaborer une boîte à images (15 images avec quinze messages tous évocateurs des problèmes environnementaux vécus au quotidien par les populations) .

Comme résultats à ce jour après que mes rapports aient été exploités par l’Unité de Coordination du projet, j’ai été mis en mission pour présenter non seulement la boîte à images élaborée, mais aussi exposé sur la conversation communautaire devant les responsables du Ministère de l’Environnement que le projet appuie. Ceux ont jugé défendable tout ce sur quoi a porté mon intervention. .

Ils ont décidé :
de produire la boîte à images qui servira désormais comme support aux services de sensibilisation (PTA 2012)
de programmer une formation de tous les cadres des services de la sensibilisation en conversation communautaire (PTA 2012)
de voir comment il faudra intégrer cette approche de mobilisation et de sensibilisation des communautés dans le programme national de sensibilisation environnementale .

Ce résultat, je ne l’ai pas atteint tout seul, c’est grâce à vous tous et je ne pouvais me retenir de faire ce témoignage qui pourra édifier les uns et les autres.
Merci

ZANGA JEAN LOUIS REMY
CADRE D'APPUI AU MINEP - PRECESSE
Coopération Cameroun-Banque Mondiale
Juriste Environnementaliste-Master II DICE
Expert en Techniques d'Education et de Sensibilisation des Communautés
En service à la Délégation Régionale du MINEP Sud Ouest/BUEA




AKOA Laureny



C’est  un grand honneur pour moi de  prendre la parole ici et maintenant en cette journée anthologique de l’histoire des Centres d’Accueil de l’Espoir pour témoigner de la pertinence de cette Association.

Je me nomme AKOA Laurent Sixte orphelin de SIDA. En effet, mon père est mort le 30 Septembre 1991 des suites du VIH/SIDA. J’avais à peine 9 ans et j’étais au cours moyen deux. Cette année scolaire là nous ne  sommes pas allé à l’école faute d’extrême indigence. Au temps jadis, l’orphelin du SIDA était considéré comme une malédiction pour la famille, un larron de la société, et tout le monde nous a abandonnés, seuls avec notre grand-mère d’ailleurs très malade. Au moment où l’on croyait notre sort scellé à tout jamais, nous avons eu la visite de la Sœur Brigit MEWOULOU en août 1992. A l’issue de cette visite, j’ai été admis dans le groupe des orphelins que sœur Marie Thérèse Brigit Mewoulou encadrait en ce temps là, puis au centre temporaire d’Efoulan avec certains de mes camarades. De 1992à 2002 j’ai obtenu des diplômes allant du C.E.P.E à la LICENCE ès Lettres Philosophique. En 2005, je suis sorti de l’Ecole Normale Supérieure de Yaoundé nanti du Diplôme de Professeur de l’Enseignement Secondaire deuxième grade série philosophique grâce au Centre D’Accueil de l’Espoir. J’enseigne depuis bientôt deux ans dans un lycée du Cameroun : tout ce que je serai je le dois au Centre d’Accueil de l’Espoir et c’est toujours grâce à cette Association que je vais former des milliers de camerounais pour le développement de notre pays. Les mots me manquent vraiment pour signifier ma reconnaissance pour cette Association, un seul mot merci mama Sœur.
En définitive, pour mois les CAES ne sont pas certainement une ONG, mais c’est une  œuvre  éternelle et internationale et c’est ce qui justifie votre présence ici aujourd’hui M. RODRIGO DE RATO, Grâce à votre présence les CAES deviennent une œuvre mondiale, je dirais une Association sans frontières, n’oubliez jamais cette Association qui travaille nuits et jours pour redonner espoir et le goût de la vie aux déshérités et qui concourt au développement de notre pays, de notre continent et du monde entier. 
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